Lieu de balade, de détente et de loisirs, les « petits jardins » sont bien connus des troyens.

Créés au XIXe siècle à l’emplacement des anciens remparts de la ville, ils forment une sorte de ceinture verte voulue par le maire de l’époque … un certain Désiré Argence qui a donné son nom à la fontaine et au bâtiment (Espace Argence) se trouvant à proximité de ces petits jardins.
S’étendant de la fontaine Argence à la gare de Troyes, ces jardins se ressemblent mais sont pourtant très différents les uns des autres tant au niveau de leur configuration que de leur « fonctionnalité ». Ainsi, chacun d’entre nous peut trouver son bonheur dans ces jardins ceinturant une partie du centre-ville…

Commençons la balade par le jardin jouxtant la fontaine Argence : le jardin du Rocher.

Créé à l’origine pour recevoir une exposition florale, il est maintenant le terrain préféré des joueurs de pétanque. Ceux-ci s’y retrouvent régulièrement autour du kiosque d’origine orientale qui orne le jardin.
Offert par Jean-Baptiste Brissonnet, un ancien ouvrier bonnetier devenu fabricant de bas, ce kiosque, classé Monument Historique, a été restauré en 1999 grâce au mécénat. Si vous êtes attentif, vous verrez le nom de plusieurs personnes inscrites autour du kiosque. Vous y retrouverez le nom de Brissonnet, celui qui a offert le kiosque à la ville, mais aussi le nom de compositeurs français de musique : Gounod, Boieldieu et Massenet.
L’été, il est agréable de venir s’installer dans ce jardin pour assister à un concert ou à un spectacle joué dans le kiosque. En ayant un peu de chance, vous pourrez même profiter de ces animations, installé sur le « siège-racine » qui trône dans le jardin. L’idée de cette racine travaillée et embellie pour servir de siège est, je trouve, assez originale et sympathique, et s’intègre parfaitement dans le décor.
Dans ce jardin, admirez également la cascade qui dévale le long du rocher (ce dernier ayant donné son nom au jardin). De jolies photos sont à faire tout au long de l’année avec une végétation assez changeante au gré des saisons.

Continuons notre balade dans la Vallée Suisse, située après le théâtre de la Madeleine, mais toujours dans le prolongement du jardin du Rocher.
Ressemblant fortement au jardin de la Vallée Suisse de Paris (autrement appelé jardin de la Nouvelle France), le jardin de la Vallée Suisse de Troyes est le plus grand des « petits jardins » troyens.
Très vallonné, sa conception tient au fait qu’il s’inscrit dans une partie des anciens fossés de la ville. Charles Baltet, célèbre horticulteur local du XIXe siècle, s’est ensuite chargé de la décoration florale. Avec son caractère romantique, ce jardin est propice à la rêverie et à la détente. D’ailleurs, nombre des promeneurs y viennent pour lire, s’y promener ou batifoler.
L’attrait principal de ce jardin réside dans la présence du petit pont en bois qui fait le charme de la Vallée Suisse. Le ruisseau et la cascade complètent ce tableau romantique et reposant.

Le jardin de la Chevreuse, beaucoup plus petit que les précédents, est quant à lui un endroit idéal pour les enfants puisqu’il abrite une aire de jeux.
Egalement appelé jardin du Ravelin, son nom vient du Fort Chevreuse, l’enceinte qui défendait autrefois l’angle des actuelles rues Argence et Paul Dubois.
Avant de quitter ce parc, n’oubliez pas de regarder les bustes qui l’ornent, notamment celui du maire Louis Mony, créé par le sculpteur nogentais Alfred Boucher.

Dernier des quatre « petits jardins », le jardin du Beffroi, aussi appelé jardin de la Porte de Paris, s’étend sur la longueur.
Moins fréquenté que les précédents, il n’en reste pas moins un lieu propice à la détente. En effet, quel bonheur de se promener entre les fleurs et les diverses sculptures présentes dans ce jardin. Parmi elles, je vous invite à (re)découvrir L’Harmonie, sculpture imposante de marbre blanc de Louis Convers, faisant écho à L’Inspiration, œuvre du même sculpteur placée dans la Vallée Suisse.

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