Parcours Lumières

Culturel ,  Insolite ,  Pédestre ,  VTT à Troyes
3.9 km
Pédestre
3h
Facile
3.9 km
VTT
1h 30min
Facile
  • Ce parcours de 4,3 km met en valeur des espaces rénovés et plonge la ville dans une ambiance envoûtante et enchanteresse !

    Ce parcours lumière permet aux piétons comme aux cyclistes de porter un autre regard sur les monuments, rues et places du cœur de la cité Tricasse, éclairés de manière particulière (leds blancs pour les bâtiments, bleus pour les points d'eau, verts pour les espaces paysagers...), de la tombée de la nuit jusqu'à 1h.
    Ce parcours d'environ 4 kilomètres met en valeur des espaces rénovés, à l'image des quais et de la place de l'Hôtel de Ville.
    De cette dernière à la rue Aristide-Briand, en passant par les rues Champeaux, de la Monnaie, Urbain IV et de la Cité, et les places Jean-Jaurès, Vernier et Saint-Pierre, la ville se plonge dans une ambiance envoûtante et enchanteresse.

    A découvrir!
  • Dénivelé
    29.39 m
  • Documentation
    Les fichiers GPX / KML vous permettent d'exporter le tracé de votre randonnée sur votre GPS (ou autre outil de navigation)
Points d'intérêt
1 Place Alexandre Israël - Hôtel de Ville
Hôtel de Ville (XVIIe - XXe s.) En 1482, le roi Louis XII accepte de confier la gestion de la ville de Troyes à un maire, assisté d’échevins. Ces fonctions sont assurées par des magistrats ou des marchands, le plus souvent bénévoles. Le premier maire de Troyes est Edmond Le Boucherat. Avant lui, un Conseil consultatif siégeait à l’occasion en divers lieux du cœur de la cité, comme le chapitre Saint-Pierre ou l’ancien couvent des Cordeliers. En 1479, le Conseil quitte ce quartier aristocratique pour s’installer à demeure dans le «corps du bouchon » et loue près de l’église Saint-Urbain une maison nommée alors Chambre de l’Échevinage, dotée d’une cloche qui appelle aux réunions. En 1494, le Conseil de ville achète l’hôtel de Mesgrigny, grande bâtisse du XVe s, et au XVIIe s. décide de se faire bâtir un nouvel Hôtel de Ville. Louis XIII autorise pour ce faire l’affectation d’une part minime des recettes des taxes sur le vin et le sel. L’édifice se construit donc peu à peu et n’est achevé que vers 1672. Deux ailes sont ajoutées à l’arrière en 1933 et 1937 par l’architecte F. Balley. La façade centrale aux colonnes de marbre noir est percée d’une niche abritant une Minerve casquée, qui remplace une statue de Louis XIV détruite à la Révolution française. La cheminée monumentale de la salle du Conseil municipal, elle, s’orne encore d’un grand médaillon en bois à l’effigie de ce roi, sculpté en 1687 par le troyen François Girardon (1628-1715). Autre trace mémorable de la Révolution sur la façade, la devise qui figurait à l’époque sur toutes les mairies de France est ici intacte : « Unité, Indivisibilité de la République, Liberté, Égalité, Fraternité ou la Mort ».
2 Rue Champeaux - Maison du Boulanger - Tourelle de l'Orfèvre & Hotel Juvénal des Ursins
Maison du Boulanger (XVIe s.) - Tourelle de l'Orfèvre Cette jolie maison à pans de bois est en 1964 la première maison rénovée dans le centre historique de Troyes. Elle fait figure de symbole pour tous les amoureux de la ville : elle devait être rasée et seul un long combat mené par les défenseurs du patrimoine historique local permit de la sauver. On appelle cette maison la « Maison du Boulanger ». Elle présente un encorbellement et un toit à pignon avec une ferme d’avant-corps. Sur le toit, la lucarne qui ouvre sur la rue Paillot-de-Montabert possède encore la poulie qui permettait aux boulangers de monter au grenier les sacs de farine. Elle abrite depuis 1975 le Centre culturel de Troyes. Ce quartier, dont en particulier la rue du Domino, actuelle rue Paillot-de-Montabert, est aux XVIe et XVIIe s. celui des orfèvres. L’un d’eux, François Roize, fait construire la maison à l’angle opposé de la place entre 1578 et 1618. L’espace est si convoité à cet endroit qu’il fait placer son escalier en encorbellement, dans une tourelle aux étages et au toit conique recouverts d’ardoises losangées, soutenue par deux cariatides et un atlante. Hotel Juvénal des Ursins (XVIe s.) Cet hôtel de style Renaissance a appartenu depuis le début du XVe s. à une grande famille troyenne de drapiers et de magistrats, les Jouvenel, anoblis sous le nom de Juvénal des Ursins. La rue Champeaux s’est d’ailleurs appelée « rue de la Draperie ». Jean Jouvenel ou Juvénal (vers 1360-1431), magistrat à Troyes puis à Paris, est nommé en 1388, prévôt des marchands de Paris. Parmi ses seize enfants, Jean, archevêque de Reims, participe à la révision du procès de Jeanne d’Arc, et Guillaume (1401-1472), est chancelier des rois de France Charles VII puis Louis XI ; Jacques est le commanditaire d’un célèbre manuscrit richement illustré de miniatures : le Mare historiarum de Giovanni Colonna (conservé à la Bibliothèque Nationale de France). L’hôtel est reconstruit en pierres blanches après le grand incendie de 1524. La façade aux grandes fenêtres à meneaux moulurés s’orne d’un bel oriel de style gothique à trois faces, surmonté d’une tourelle finement sculptée à jour (restaurée au XVIIe s.). Les vitraux intérieurs représentent les donateurs et La Crucifixion. Le toit comporte une grande lucarne gothique du XVe s. provenant d’un édifice antérieur.
3 Rue Mignard - Eglise Saint-Jean-au-Marché
Une église Saint-Jean-l’Évangéliste est située ici au IXe s. : Louis le Bègue y aurait été sacré roi de France par le pape Jean VII. Détruite vers 889-892 par les pillards normands, elle est sans doute reconstruite en bois comme la plupart des édifices de cette époque. En 1188, le feu ravage le quartier et elle est de nouveau réduite en cendres. Mais les foires de Champagne qui font la fortune de la ville permettent encore de la relever et elle prend le nom de Saint Jean au Marché. Aux XIIIe et XIVe s. , l’église est totalement reconstruite, cette fois en pierre, comme nous la voyons aujourd’hui. Le chœur et le transept, endommagés par le grand incendie de Troyes en 1524, sont rebâtis au début du XVIe s. À l’extérieur, l’église était flanquée de petites logettes (maisonnettes), détruites au début du XXe s. Le clocher*, situé à l’angle sud-ouest de l’édifice s’est effondré en 1911, emportant avec lui la façade occidentale pendant les travaux de démolition des logettes. Sa structure en bois contenait les cloches actuellement déposées dans les bas-côtés nord et sud, qui ne souffrirent guère de l’accident. (*Le clocher est remplacé par l'actuelle fontaine). À l’intérieur, le chevet plat offre un retable monumental de style italien dessiné en 1667 par l’architecte parisien Noblet et orné de tableaux du troyen Pierre Mignard (XVIIe s.). Les 32 stalles proviennent sans doute de l’ancienne abbaye Notre-Dame-aux-Nonnains, (site de l’actuelle préfecture). La nef et les bas-côtés, avec piliers à chapiteaux décorés et clefs de voûte sculptées, ont de larges baies gothiques. Les vitraux sont des œuvres du «beau XVIe siècle troyen». À la troisième travée, on admirera Le Jugement de Salomon (1511) et le curieux ne manquera pas, dans les baies du bas-côté sud. La Circoncision du Christ, Le Martyre de sainte Agathe (avec son sourire béat !) ou Le Couronnement de la Vierge, réalisé vers 1495. L’église contient aussi de belles sculptures de l’École troyenne, souvent antérieures à l’incendie de 1524 : une Pietà, La Visitation d’inspiration flamande, La Déploration. Le tabernacle est décoré par François Girardon (1691). En juin 1420, Saint Jean au Marché abrite le mariage du roi d’Angleterre Henri V avec Catherine de France, fille de Charles VI et d’Isabeau de Bavière. Ce mariage fait suite au « Honteux Traité de Troyes » : juré à la cathédrale de Troyes quelques semaines plus tôt, il prévoit que le royaume de France reviendra à Henri V à la mort de Charles VI. On y célébra le 17 avril 1620 le baptême de Marguerite Bourgeoys jeune femme troyenne, qui quitta tout, sa ville, son pays, sa famille, ses attaches et part pour Ville-Marie, en Nouvelle France (Canada), en 1653.
4 Place du Marché-au-Pain
Quartier historique des célèbres Foires de Champagne Les Foires de Champagne, entre le XIIe et le XIIIe s., ont lieu principalement autour de l’église Saint-Jean-au-Marché ainsi que dans les rues et places adjacentes, spécialisées en un ou plusieurs types de commerce : friperie, poivrerie, volailles, draperie, saunerie (sel)... Sur cette place se tiennent les changeurs, agents de change, souvent juifs ou lombards (Italie du nord), dont beaucoup sont installés à Troyes depuis des générations. Tout près d’ici, rue de la Montée-des-Changes, l’hôtel des Angoiselles est construit pour une famille de banquiers lombards. Les marchands de toute l’Europe amènent leur propre monnaie, mais seules ont cours durant les foires les pièces des comtes de Champagne ou du roi de France. Muni d’une balance de précision, le changeur pèse les pièces, en mesure l’aloi (teneur en métal précieux) et en calcule la contre-valeur. Ces transactions sont taxées et constituent l’une source de revenus importante pour le comté. Avec le déclin des foires au XIVe s., cette place est occupée par des horticulteurs et des herboristes (on l’appela alors place du Marché-aux-Herbes), puis au XVIIe s. par des boulangers. C’est ainsi qu’elle prend son nom actuel.
5 Ruelle des Chats et Cour du Mortier d'Or
Rue Maillard au XVe s. , ses habitants prennent vite l’habitude de l’appeler « ruelle des Chats », devenu son nom officiel : «les toits, à force de se contempler depuis des siècles, ont été pris de tendresse réciproque… Les chats peuvent passer d’un grenier à l’autre sans risquer de faire un faux pas. » Pavée à l’ancienne, comme l’étaient les rues de Troyes dès le XIIIe s, la ruelle des chats a une rigole centrale selon l’usage d’alors : les privilégiés « tenaient le haut du pavé » pour ne pas se salir. Sombre mais charmante, elle mène vers la très jolie cour du Mortier d’Or, qui vous permettra de voir l’arrière des maisons à pans de bois, avec leurs belles galeries coursives. Les abouts de poutre sont sculptés de sujets d’inspiration souvent guerrière. L’ensemble est restauré en 1981 par les Compagnons du Devoir. Notez aussi l’éclairage ancien. Dès 1534, le Conseil de Ville décide d’éclairer Troyes, durant les périodes des foires de Champagne, par des chandelles de suif dans des lanternes. En 1766, il y a 150 lanternes publiques allumées en hiver dans les rues principales. Le suif cède la place à l’huile en 1800, puis au gaz en 1842 et l’électricité arrive au début du XXe s. La rue du Mortier d’Or était une partie de l’actuelle rue des Quinze-Vingts. Celle-ci doit son nom à la maison que possédait, au n°3, l’hospice des Quinze-Vingts, fondé à Paris par le roi saint Louis en faveur de 300 chevaliers revenus de Croisade avec les yeux crevés : l’hospice compte alors 15 chambres de 20 lits. A côté de la cour du Mortier d’Or, au n°25 de la ruelle des Chats, la belle maison à pans de bois verts est construite au XVIe s. pour Pierre de Mauroy, seigneur de Colaverdey, maire de Troyes de 1517 à 1521 et parent de Jean de Mauroy, dont l’hôtel restauré abrite, non loin d’ici, la Maison de l’Outil et de la Pensée ouvrière.
6 Rue de la Madeleine - Le jardin des Innocents
Le Jardin Implanté sur un ancien cimetière, le jardin des Innocents s’inscrit dans une démarche de valorisation du patrimoine architectural religieux de Troyes en invitant le public à apprécier la face cachée de l’église Sainte-Madeleine et découvrir les vestiges d’une galerie funéraire voûtée en arcs d’ogives. La scénographie du jardin, d’inspiration médiévale et liturgique, rappelle l’histoire du lieu et présente une collection de végétaux aux couleurs prédominantes verte et blanche, symboles d’éternité, de pureté et de sagesse. Le site Édifiée au milieu du XIIe siècle, l’église Sainte-Madeleine est la plus ancienne église de Troyes, connue plus particulièrement pour son jubé en pierre taillée datant du XVIe siècle. L’ancien cimetière accolé à l’édifice accueille aujourd’hui le jardin dit des Innocents.
7 Rue Brunneval
L’actuelle synagogue est située en lieu et place d’une abbaye du XVIe siècle. L’inscription en hébreu au-dessus de la porte dit : « J’entrerai ici pour louer Dieu ». D’importants travaux effectués en 1987 ont permis de mettre au jour une partie toute en pans de bois, typiquement champenoise, que l’on a intégrée à la synagogue et qui lui donne son cachet actuel. Rabbi Chlomo ben Itshak (rabbin Salomon fils d’Isaac) dit Rachi (1040-1105) fonde en 1070 à Troyes une célèbre école talmudique, où l’on étudie les textes sacrés du judaïsme. Ses commentaires font encore autorité de nos jours, et ont influencé la pensée européenne, notamment à la Renaissance l’exégèse chrétienne, et la Réforme. Une importante communauté juive vit à Troyes au Moyen Âge, en bonnes relations avec la majorité chrétienne jusqu’au XIIe s. semble-t-il. L’existence d’un quartier juif, dit de la « Broce-aux-Juifs » au cœur de la tête du bouchon (rue Saint-Frobert) ne signifie pas que c’était un ghetto, mais plutôt le regroupement des métiers, comme souvent à l’époque en ville. Au XIe s. à Troyes, les juifs peuvent posséder des terres. Ainsi Rachi est-il viticulteur. Mais leur situation se dégrade avec les Croisades et leurs activités sont restreintes à la finance. En 1215, le Concile de Latran leur impose le port de la rouelle (cercle de tissu rouge ou jaune) et en 1288, lorsque des rumeurs de crimes rituels circulent dans la ville, treize notables, obligés de s’avouer coupables pour éviter un pogrom, sont brûlés vifs. En face de la synagogue se trouve l’Institut Universitaire Européen Rachi, centre d’études et de recherches hébraïques. Le bâtiment est légué à la ville par Jean de Brunneval en 1775. Haut lieu de la pensée juive, l’Institut est ouvert à tous et propose un programme de cours hebdomadaires, de séminaires et de conférences destinés au grand public.
8 Rue de la Monnaie
8) Rue de la Monnaie Cette rue reçut ce nom au XIVème siècle, suite au transfert de l’Hôtel des Monnaies Cette rue reçut ce nom au XIVème siècle, suite au transfert de l’Hôtel des Monnaies, qui se trouvait initialement rue Boucherat, dans le quartier Cathédrale. Les ateliers monétaires furent définitivement supprimés en 1772. Elle fut longtemps connue sous le nom de Rue Roger Salengro, pour reprendre son nom initial en 1992. Elle présente un certain nombre de belles maisons à pans de bois récemment restaurées, ainsi que de beaux exemples d’Hôtels particuliers renaissance : l’Hôtel de l’Election qui servit à loger cette juridiction sous Louis XIII, l’Hôtel de la Croix d’Or en appareillage champenois, l’Hôtel de Dinteville et ses grandes portes charretières… Hôtel de l'Election L’Élection est une commission royale supervisant la perception des impôts, leur répartition et plus généralement diverses affaires financières et autres délits. Créée sous l’Ancien Régime, elle est composée à l’origine de membres élus, puis à partir de 1372, nommés par le Roi. À Troyes, l’Élection avait juridiction sur tout le diocèse. Elle siège dans cette maison de 1628, date à laquelle Louis XIII fait son acquisition, à 1754, avant de s’installer dans le palais des Comtes. Elle disparaît à la Révolution. L’hôtel de l’Élection date certainement du début du XVe s. Après l’incendie de 1524, il est reconstruit par Michel Drouot, son propriétaire de l’époque, riche marchand et futur maire de Troyes (1536-1538). C’est une maison à pans de bois avec un bel encorbellement et un large pignon avec auvent, qui était flanquée à l’arrière d’une haute tourelle d’escalier. Cette tourelle, détruite par un incendie localisé en 1903, était coiffée d’un remarquable épi de faîtage Renaissance et d’une girouette, conservés par les Musées de Troyes. Hôtel de la Croix d'Or Les numéros 32 à 36 de l’actuelle rue de la Monnaie furent édifiés par Nicolas Riglet après le grand incendie de 1524. La belle façade du XVIe s. en appareillage champenois, alternance de brique et de craie en damier, encadre une porte charretière. Ses balcons du premier étage en ferronnerie sont du XVIIIe s. En suivant le long couloir qui mène à l’arrière, on arrive au n° 34 : c’est l’hôtel des Le Febvre, reconstruit au XVIIIe s. De 1888 à 1985, ces bâtiments abritaient un groupe de presse et son imprimerie: Le Petit Républicain, devenu La Tribune de l’Aube puis plus proche de nous, L’Est-Éclair. L’ensemble fut restauré entre 1992 et 1994 et converti en appartements.
9 Rue Colbert - Le puits des Trois Têtes
Le puits des Trois Têtes L’eau est source de vie, elle est présente dans la ville depuis sa création. Des puits publics étaient creusés dans différents endroits stratégiques de la cité (les places, les marchés, les carrefours…). ils faisaient partie intégrante du mobilier urbain, nécessaires à la fourniture en eau potable pour le quotidien et surtout à palier contre les incendies, fléau récurant dans l’histoire des villes en général. Celui-ci porte le nom d’une enseigne d’une ancienne hostellerie. Dans le cadre de la requalification urbaine, des margelles de puits ont été réinstallées à leur emplacement d’origine. Au XVIème siècle, la ville comptait environ 70 à 80 puits publics.
10 Place Jean Jaurès
L’ancienne rue Notre-Dame (aujourd’hui rue Emile Zola) s’évase vers l’ouest en une vaste place triangulaire, le Marché-au-blé. Le commerce des céréales, fondement de l’alimentation médiévale, actif et lucratif, explique la présence de nombreuses auberges et hôtels tout autour de la place durant plusieurs siècles, dont par exemple l’hôtel du Mulet ou l’hôtel des Trois Rois. Mais la place sert aussi à exécuter les condamnations : on y trouve au XVIe s. deux piloris, où l’on expose les délinquants face au public, et une potence, où l’on pend les criminels. La Révolution française juge que les exécutions capitales seraient moins cruelles grâce à la guillotine : c’est sur cette place aussi qu’elle est dressée. Parmi les condamnés célèbres, l’histoire a retenu le nom de Claude Gueux, emprisonné à Clairvaux et guillotiné en 1832. Son exécution a indigné Victor Hugo qui publie à son sujet un fameux pamphlet contre la peine de mort. Lors d’un voyage en 1839, il s’est arrêté ici pour méditer. « J’ai songé longtemps à ce pauvre ouvrier intelligent et noble, mort il y a sept ans en ce même lieu, par la faute de la société, qui ne sait ni élever l’enfant, ni corriger l’homme. » Le grand immeuble qui borde la place est la Bourse du travail de 1905 à 2006. Il est construit en 1837 pour devenir « Halle à la bonneterie » : les fabricants de tout le département viennent y vendre leurs produits, puis elle abrite les syndicats troyens. La maison qui porte le n°28 a vu naître Édouard Herriot (1872-1957), qui fut maire de Lyon, sénateur, président du Conseil et président de l’Assemblée nationale. La place porte depuis 1919 le nom de Jean Jaurès, éminent homme politique français, député de Carmaux (Tarn), socialiste et pacifiste, qui fut assassiné à Paris à la veille de la Première Guerre mondiale.
11 Cour Doué
Le passage du Cour Doué, autrefois appelé Cour du miroir... Le passage du Cour Doué, autrefois appelé Cour du miroir, permet de communiquer avec la Rue Dominique. En levant les yeux, on peut voir des pans de murs recouverts de petites tuiles plates de bois, appelés bardeaux. C’est une technique de revêtement de protection des pans de bois cachés. Dans notre région, le châtaignier qui est un bois résistant à la corruption est le plus souvent utilisé, parfois l’acacia dans les restaurations de maisons. Au-dessus des yeux également, sur une poutre, une frise décorée de grappes de raisin. Cet élément de décoration se retrouve très souvent que ce soit en architecture civile ou religieuse. La vigne porte en elle tous les symboles de la vie. Pour grandir, elle a besoin des quatre éléments : la terre, l’air, le soleil et l’eau. Deux gastéropodes, plus simplement des escargots se camouflent entre les grappes. De l’autre côté de cette poutre, c’est un lézard, animal qui recherche toujours la présence du soleil, que l’on peut apercevoir.
12 Rues Dominique et de Vauluisant
Cette rue se trouve dans le quartier Vauluisant, elle porta différents noms dont le nom de rue des Forces, d’après une enseigne représentant des ciseaux à tondre les draps. Depuis 1868, son nom honore un sculpteur italien Dominique Le Florentin, qui après avoir travaillé au chantier du château de Fontainebleau, s’est installé et s’est marié à Troyes et a apporté son influence renaissance italienne à la sculpture champenoise. Quelques-unes de ces œuvres sont présentées dans l’Eglise St Pantaléon, notamment La Charité et la Foi. Il habitait vraisemblablement une maison dans le secteur.
13 Rue Emile Zola
Centre commerçant de la ville Autrefois appelée rue de l'Epicerie, elle est une rue commerçante depuis des siècles. Au temps des Foires de Champagne, des produits comme le poivre, le girofle, la cannelle, la muscade …sont importés et stockés par des Italiens pour être revendus aux marchands d'Europe du Nord. Au XVIè siècle, la rue de l'Epicerie devient l'un des principaux lieux de résidence des imprimeurs troyens avant de devenir la rue Notre Dame (le couvent Notre Dame aux Nonnains se trouvant à l'emplacement de l'actuelle Préfecture). Aujourd’hui, la rue Emile Zola est redevenue le principal axe commercial de la Ville. Ne pas hésiter à pousser la porte du n°111 pour admirer la cour de l'Hôtel du Lion Noir avec sa façade Renaissance magnifiquement rénovée.
14 Place Foch
Cette place n’existait pas au 16e siècle. A son emplacement, se trouvaient 4 halles... Cette place n’existait pas au XVIème siècle. A son emplacement, se trouvaient quatre grandes halles, qui abritaient des boucheries, les privilèges des bouchers furent accordés au XIVème siècle par Charles V. Les boucheries furent supprimées et démolies au milieu du XIXème siècle. A leur emplacement, fut nommée la place des anciennes boucheries. A partir de 1890, la place fut dégagée afin de permettre l’installation des tramways mis en service en 1899.
15 Rue Urbain IV
Le Pape Urbain IV (1185-1264) De son vrai nom, Jacques Pantaléon, Il est le fils d’un savetier troyen, dont l’échoppe aurait été située à l’emplacement actuel de la Basilique qu’il fit ériger en sa mémoire et qui porte son nom, place Vernier à Troyes. Elu pape le 29 août 1261 à l’âge de 76 ans, il est le premier pape français depuis Sylvestre II (le savant Gerbert) et Urbain II. En 1264, année de sa mort, il instaure la Fête de l'Eglise universelle qui deviendra la Fête-Dieu (qui se fête 60 jours après Pâques). Cette fête avait déjà été célébrée à Liège (Belgique) sous le nom de « Saint-Sacrement » en 1246. Ses restes furent ramenés d’Italie (Pérouse) en 1935 dans l’église, et c’est en 1964 que le pape Paul VI l’éleva en basilique mineure, c’est-à-dire en église pontificale, comme Lisieux, Lourdes, Saint-Denis, le Sacré-Cœur de Paris, etc.
16 Place Vernier - Basilique Saint-Urbain
Peu de cités de France peuvent se vanter d’avoir donné un pape à la chrétienté. La Champagne fait exception, avec deux pontifes : Urbain II, né en 1042 à Châtillon (Marne), et Urbain IV, né en 1185 à Troyes dans une maison qui disparut pour faire place à l’église Saint Urbain. Le futur Urbain IV se nomme Jacques Pantaléon ; fils d’un savetier troyen, il fait des études sommaires à l’École de la cathédrale, puis part apprendre la théologie à la Sorbonne (Paris) autour de 1200. Chanoine à Langres, archidiacre à Liège puis à Laon, évêque de Verdun, chapelain du Vatican et légat du pape en Pologne, il est nommé patriarche de Jérusalem en 1255. En 1261, alors qu’il n’est pas encore cardinal, il est élu pape et prend le nom d’Urbain IV. Néanmoins, il ne s’installera jamais à Rome : il est mort et enseveli dans la cathédrale Saint-Laurent de Pérouse en 1264, alors qu’il avait émis le vœu d’être inhumé à Troyes dans sa chère église. Le pape Urbain IV n’a en effet jamais oublié sa ville natale : dès 1261, il décide de faire bâtir sur le site de l’ancienne échoppe de son père une superbe collégiale (église de chanoines sous son autorité). Il en confie la construction à l’architecte Jean Langlois et lui envoie à cette fin une somme fabuleuse. Les travaux débutent aussitôt, en dépit de l’opposition farouche des soeurs de l’abbaye Notre Dame aux Nonnains, mécontentes de voir une nouvelle église se construire sur leur juridiction. Elles iront jusqu’à rosser les ouvriers et saccager le chantier ! La collégiale Saint Urbain n’est consacrée qu’en 1389, encore inachevée, et le haut de la nef n’est terminé qu’à la fin du XIXe s. par l’architecte Selmersheim, en respectant le plan d’origine. Chef-d’œuvre de l’art gothique par ses superbes proportions, ses dentelles de pierre et ses immenses verrières, Saint Urbain est appelée « le Parthénon de la Champagne ». Le vaste portail, couvrant toute la partie occidentale de l’édifice, est achevé en 1905, mais le tympan, sur lequel figure un magnifique Jugement dernier, date du XIIIe s. En entrant dans l’église, on est saisi par l’élégance, la sobriété et la luminosité du lieu. Le transept et le chœur d’une étonnante légèreté ont conservé leurs magnifiques vitraux d’origine, datés d’environ 1270 et restaurés en 1992 par les ateliers troyens Le Vitrail. La statuaire est elle aussi admirable, notamment la célèbre Vierge aux Raisins (chapelle du bas-côté sud) dont la finesse et le recueillement sont typiques de l’École troyenne du XVIe s. En 1935, les restes d’Urbain IV sont transférés dans l’église, qui reçoit le titre de basilique en 1964.
17 Place de la Libération
Un lieu chargé d'histoire... Située au pied de la Préfecture et de l’Hôtel du Département, la place de la Libération est un lieu chargé d’histoire. Mais c’est aussi un lieu charnière à Troyes puisqu’elle se trouve à la jonction des deux parties de la ville, où elle fait le lien entre ce qu’on appelle ici communément « le corps et la tête du Bouchon de Champagne ». Cette place a été construite à l’emplacement d’un ancien cimetière et d’une double église qui fut rasée à la fin du XVIIIe siècle au profit d’une éphémère halle aux grains. Rebaptisée à plusieurs reprises, elle n’en a pas fini avec ses transformations successives, puisque le square (aménagé en 1912, s’orne d’un groupe en marbre blanc de Suchetet « le rapt » - un triton enlevant une naïade).- au charme provincial - que fréquentèrent les Troyens tout au long du siècle dernier - a cédé la place à un parc urbain, de conception résolument moderne. Le jardin recouvre un parking souterrain de forme hélicoïdale, qui possède une particularité à découvrir ! Ses 7 niveaux sont décorés de 150 m2 de vitraux contemporains. Comme un clin d’œil à la basilique Saint-Urbain toute proche….
18 Angle quai des Comtes de Champagne & rue Roger Salengro
Lili, la dame au Chapeau & la Cité du Vitrail Lili, la Dame au Chapeau "Lili" est installée sur un banc, entre le quai Dampierre et celui des Comtes de Champagne, au niveau de la place de la Libération. Elle feuillette un livre sur les Comtes de Champagne et invite le promeneur à s'asseoir à ses côtés. Cette oeuvre originale en bronze d'1,25m a été réalisée par l'artiste Andras Lapis. La Cité du Vitrail Espace d’exposition et d’animation permanent, régulièrement renouvelé. Une invitation à découvrir l’Aube en Champagne, capitale européenne du vitrail. Afin de valoriser l’exceptionnel patrimoine de l’Aube en Champagne, capitale européenne du vitrail, le Conseil Général de l’Aube ouvre, cet été à Troyes, la Cité du vitrail. Cet espace d’exposition permanent, aux œuvres régulièrement renouvelées, entend rendre l’art du vitrail accessible à tous. Lieu culturel et pédagogique, point de départ de découvertes in situ, la Cité du vitrail a été conçue avec l’aide d’un conseil scientifique présidé par Michel Hérold (directeur du comité français du Corpus Vitrearum, Centre André Chastel). Elle est au cœur d’un projet scientifique, culturel et touristique d’envergure.
19 Bassin de la Préfecture
Quartier du Canal L’eau à Troyes à travers les époques : dès le Paléolithique inférieur (vers 400 000 av. J-C), la région est peuplée de nomades qui trouvent très certainement dans les environs marécageux de Troyes les ressources nécessaires à leur implantation provisoire. Ces populations se sédentarisent vers 5000 avant J.-C. Aux premiers siècles de notre ère, les Romains choisissent ce site pour y installer leur castrum (cité fortifiée) Augustobona Tricassium, car il leur permet de garder le pont de la via Agrippa, qui relie Milan à Boulogne-sur-Mer. La cité antique est située sur une terrasse alluviale non loin du fleuve et d’une petite rivière, la Vienne. Plus tard, la ville est protégée par des remparts bordés de fossés. L’eau protège aussi la ville, bâtie essentiellement en bois et en paille, contre les incendies. Dès le XIIe s, plusieurs moulins à eau sont installés sur le tracé des canaux appelés rus. Ils alimentent (en eau) les ateliers, tanneries ou draperies, et servaient d’égouts. L’eau potable provenait du canal de la Moline, qui partait de la Seine et asséchait les marais à l’est, et du canal des Trévois, au sud. Disposer d’une eau propre était un besoin vital pour les habitants qui fréquentaient les buanderies, lavoirs, bains publics et étuves. Enfin, l’eau permettait de transporter les biens et les personnes : à partir de 1805, Napoléon fait creuser, près du ru Cordé, le canal de la Haute-Seine et le bassin de la Préfecture, pour relier Paris au canal de Bourgogne et favoriser le trafic marchand. Entre le XVe et le XIXe s., outre les multiples puits privés, la ville fait entretenir à grands frais environ 70 puits publics. Mais à partir de 1850, l’eau courante apparaît dans la ville et les puits sont désaffectés et très souvent détruits car ils gênent la circulation des véhicules. La plupart des canaux et des rus sont comblés au XXe s, et les « Bains Douches » font place à la piscine du Vouldy, actuelle piscine Lucien Zins. Aujourd’hui Troyes redécouvre ses canaux et ses puits, que vous croiserez en flânant dans le bouchon. Avec leurs margelles de pierre sculptée et leurs ferrures délicatement travaillées, ils sont construits à partir de plans anciens et souvent installés où pouvaient se trouver leurs lointains prédécesseurs.
20 20) Rue Linard Gontier
Hôtel du Petit Louvre (XVIe-XIXe s.) Adossée au premier rempart de l’antique cité, près de la porte sud, cette ancienne maison de chanoines date du XIIIe s. Elle s’appelle alors hôtel de la Montée, car l’entrée noble se trouve sur la Montée Saint-Pierre. La tourelle, reconstruite en 1989 lors de la réhabilitation du bâtiment, repose sur les derniers vestiges du premier rempart de Troyes, que l’on peut apercevoir à droite. À ses pieds, la petite maison des Trois-Pierres, qui date de 1753, a longtemps servi d’échoppe de cordonnier. Une autre tourelle s’élevait à l’angle de la Montée Saint-Pierre : on en a tracé le plan en pavés sur la rue, et une troisième tour, dite du Chapitre, située au coin de la rue de l’Évêché, fut démolie au XIXe s. La porte cochère s’ouvre aujourd’hui par une grille qui remplace les vieux vantaux de chêne. Dans la cour intérieure à gauche, la belle maison à pans de bois du XVIe s. conserve ses poutres avec abouts sculptés de figurines et d’écussons polychromes ; celle de droite est sans doute du XVIIIe s. Au centre, le puits octogonal, construit sur la base de plans du XVIe s. , a un triple système de poulies avec montants en fer forgé. L’hôtel du Petit Louvre fut occupé par d’illustres personnages, dont Jeanne d’Arc en 1429. Au XVIe s,. il est la résidence de Louis Budé, frère du grand humaniste Guillaume Budé, et de Odard Hennequin, aumônier du roi François Ier et évêque de Troyes. Au XVIIe s. , il est habité par le maréchal Charles de Choiseul-Praslin, gouverneur de la Champagne. Aux XVIIIe et XIXe s, la famille Bourliet de la Prairie y installe un grand relais de poste : les diligences qui passent par le portail de la rue Linard-Gonthier rallient alors Paris en une seule et dernière étape, de vingt-quatre à trente heures.
21 Rue de l'Evêché - Musée d'Art Moderne - Palais Episcopal
Le Musée d’Art moderne est créé grâce à la donation faite à l’État en 1976 par Pierre et Denise Lévy, industriels troyens et grands amateurs d’art. L’ancien palais épiscopal qui l’abrite est un bel ensemble architectural des XVIe et XVIIe s. dont la présence est attestée dès le XIIe s. Sa restauration en 1982 par des techniques qui en restituent l’aspect originel a permis de mettre au jour d’intéressants vestiges, dont une baie romane du XIIe s. à chapiteaux polychromes (palier du 1er étage). La collection du musée rassemble de grands moments de l’art en France de la fin du XIXe s. jusqu’aux années 1960. Les Daumier, Courbet, Seurat, Gauguin, Vuillard ou Bonnard introduisent à la modernité. Les Fauves (Braque, Derain, Vlaminck ou Friesz) y tiennent une place privilégiée, ainsi que les oeuvres de l’École de Paris (Soutine, Modigliani) ou d’artistes trop méconnus de l’entre-deux-guerres, comme Dufresne, Mare, de La Patellière ou Dunoyer de Segonzac. D’autres noms essentiels de la période moderne complètent ce fonds exceptionnel : Rouault, Dufy, Delaunay, Gris, Metzinger, Marquet, Matisse, de Staël, Balthus. Le musée se distingue par la plus grande collection publique d’œuvres de Derain, de La Fresnaye et de Marinot. La sculpture est bien représentée avec Degas, Maillol, Czaky, Zadkine, Gonzalez, Despiau ou Derain, sans oublier Picasso et son célèbre Fou (1905). A souligner aussi les verreries Art déco de Marinot, un des plus grands verriers français du XXe s., artiste d’origine troyenne et ami des donateurs. Une collection d’arts premiers, dont certaines pièces ont appartenu à des artistes comme Derain ou à des grands marchands amateurs, apporte un éclairage, voulu par Pierre et Denise Lévy, sur les relations entre l’art moderne et les arts africains et océaniens.
22 Place Saint-Pierre - Cathédrale Saint-Pierre Saint-Paul
C’est probablement l’évêque saint Loup qui fait édifier au Ve s. une première cathédrale ici même, dans l’angle sud-est du castrum (citée fortifiée). Elle est cependant presque totalement détruite en 890 quand les Normands incendient Troyes. À la fin du Xe s. après une longue période de troubles, Milon, 44e évêque de Troyes, fait relever l’édifice dans le style roman. Mais un nouvel incendie ravage une grande partie de la cité en 1188 et cette deuxième cathédrale (située à l’emplacement de l’actuelle) est gravement endommagée. Une ère de ferveur chrétienne et d’innovations techniques lance l’art gothique ou art ogival en France au XIIe s. : à partir de 1198,les évêques Garnier de Trainel, puis Hervée (représentés sur un vitrail du XIIe s., dans le chœur), entreprennent de construire l’une des plus grandes et des plus belles cathédrales de France, en commençant par les chapelles du chevet, sur l’emplacement des anciens remparts gallo-romains. Le transept est construit en 1260 et les premières travées de la nef à partir de 1310, mais la Guerre de Cent Ans (1337-1453) interrompt les travaux. Au XVIe s., les ultimes travées sont construites sur le site de l’ancienne église. La façade ouest, chef d’œuvre de Martin Chambiges, maître maçon parisien, est achevée en 1554 avec la base de la tour Saint-Pierre (celle-ci ne sera terminée qu’en 1634). Durant leur édification, huit logettes sont accolées à l’édifice, à l’usage des ouvriers et tailleurs de pierre. Elles sont remplacées au XIXe s. par des étals où l’on vendait du pain. La tour Saint-Paul, elle, ne sera jamais élevée en raison d’une crise de la foi et d’un manque de financement. Erigée en plus de 400 ans, la cathédrale illustre les étapes du style gothique, rayonnant et flamboyant, mais l’ensemble est très homogène et admirable tant à l’extérieur qu’à l’intérieur. De 114 m de long et 28,50 m d’élévation, c’est l’une des plus célèbres de France pour son élégance, la qualité de ses sculptures, de ses œuvres peintes, de ses tapisseries et tout particulièrement de ses vitraux classés (1 500 m2). Dans le chœur, des vitraux du XIIIe s. représentent entre autres Marie, saint Jean, divers épisodes de la Bible et des personnages du Moyen Âge, dans la nef, on peut remarquer l’Arbre de Jessé (± 1500), et dans le bas-côté nord de la nef, le Pressoir Mystique (1625) de Linard Gonthier, célèbre maître verrier troyen (1565-1642). Les stalles du chœur, en bois sculpté (XVIIe s.) proviennent de l’abbaye de Clairvaux, ainsi que les célèbres grandes orgues (XVIIIe s.). La cathédrale conserve un remarquable trésor, constitué à partir de 1204 (pillage de Constantinople par les Croisés), qui inclut un ensemble exceptionnel de châsses (dont celle du chef de saint Bernard de Clairvaux, restaurée par Viollet le Duc), de reliques, d’émaux (reliquaire de saint Loup, XVIe s.) et autres pièces d’orfèvrerie, dont un coffret byzantin en ivoire pourpré (XIe s.) et les aumônières des comtes de Champagne (XIIIe - XIVe s.). C’est dans cette cathédrale qu’est juré en 1420 le «Honteux Traité de Troyes» qui donne la couronne de France à Henri V d’Angleterre. Le 10 juillet 1429, dans ce même lieu, Jeanne d’Arc obtient l’allégeance de la ville au jeune Charles VII pour « bouter les Anglais hors de France », comme le signale une plaque au bas de la tour. De cette même tour s’est envolé en 1536 Denis Bolori, horloger troyen d’origine italienne qui avait mis au point des ailes articulées grâce auxquelles il s’est maintenu dans les airs plusieurs minutes, avant de s’écraser à 1 km vers l’est, à Saint-Parres-aux-Tertres. Un pionnier méconnu de l’aéronautique !
23 Rue de la Cité
Quartier de la Cité Nous sommes dans la partie fortifiée de la cité gallo-romaine d’Augustobona Tricassium (le castrum), dont le rempart est construit durant la seconde moitié du IIIe s. de notre ère pour protéger la ville des invasions germaniques. La pierre étant rare dans la région, celle des édifices romains a été réutilisée pour élever un rempart carré de 400 m environ de côté. Ces murs abritent le coeur chrétien de la ville, ainsi que le château des premiers comtes de Champagne (site actuel de la place de la Tour). La cité est traversée d’est en ouest par le decumanus maximus (actuelle rue de la Cité, dont le niveau se trouve 3 m plus haut qu’alors) et du nord au sud par le cardo maximus (actuelles rue de la Tour et rue Boucherat). À partir du XIIe et au XIIIe s. sous l’impulsion des comtes de Champagne, la ville s’étend hors de ces murs et se développe vers le sud et surtout vers l’ouest, prenant cette forme caractéristique de « bouchon de champagne ». Sur l’ensemble de la ville, on compte douze églises et deux couvents. Dès cette époque, c’est vers l’ouest, dans le « corps du bouchon », que se déplace la vie sociale, commerçante et culturelle. En vous promenant à travers le quartier, vous pourrez admirer les nombreux édifices anciens préservés : la cathédrale et ses vitraux, l’ancien palais épiscopal (devenu le musée d’Art moderne), l’ancien hospice. Saint-Nicolas (converti en logements), l’ancienne abbaye Saint-Loup (musée Saint-Loup), l’ancien hôtel-Dieu-le-Comte (centre universitaire) et son Apothicairerie, le bel ensemble du Petit Louvre, sans compter de nombreuses maisons à pans de bois, comme celle du Pont-Ferré au square des Trois-Godets, l’hôtel du Chaudron, ou encore l’ancien couvent des Cordeliers, au sein de l’ancien quartier juif. Rue Saint-Frobert Cette rue Saint Frobert se situe au centre de l’ancien quartier juif de l’époque médiévale, qui s’appelait « la broce aux juifs », Broce qui qualifiait un terrain vague, non bati, couvert de broussailles. Rachi (Salomon Rachi nait à Troyes en 1040. Il est pour les juifs, considéré comme l’un des plus grands Penseurs universels. Il est le commentateur par excellence de la Bible et du talmud.) a vécu dans ce quartier au Moyen Age, il y cultivait ses vignes. Il est mort à Troyes en 1105. L’Eglise désaffectée St Frobert, qui se trouve dans cette rue pittoresque, a été sans doute construite à l’emplacement d’une synagogue établie là avant le XIV ème siècle. Cet édifice a été fermé en 1791, mis en vente comme bien national et reconverti en logements.
24 Giratoire Danton
Temple protestant Le Temple Réformé a été construit en 1859, il imite l’Art Roman et est l’œuvre des architectes troyens Boulanger et Garrel. Construit en pierre, brique et ardoise, il est établi sur le plan d’un carré long. Une flèche ardoisée flanquée de quatre clochetons couvre la tour. L’intérieur consiste en une grande salle sans ornements, austérité voulue pour ne pas détourner le fidèle de Dieu.
25 Boulevard Gambetta - Théâtre de Champagne
Reconstruit en pierre par H. Schmitt, architecte du Casino de Monte-Carlo, sur la base de l'ancien Cirque en bois qui brûla en 1892, les emblèmes de fer à cheval qui ornent les chapiteaux de la façade indiquent qu'il s'agissait d'un Cirque Equestre. Sur l'esplanade, le Mémorial Rachi "monument de lumière", œuvre du sculpteur Moretti, inauguré par Elie Wiesel, Prix Nobel de la Paix en 1990.
26 Place Jean Moulin - Fontaine Argence & Espace Argence
Fontaine Argence En 1870, le maire de l’époque Désiré Argence fait un legs à la ville de Troyes. Une partie de cet argent sera utilisé à l’établissement d’une fontaine qui portera son nom. Quatre cygnes et quatre brochets tenus par des sirènes crachent des jets d’eau. Au-dessus d’eux, quatre divinités aquatiques sont assises, deux hommes et deux femmes, entourés d’ancres, de cordages et de coquillages. Ces divinités peuvent être assimilées aux figures symboliques de nos cours d’eaux environnants. Il est permis d’y voir le lac d’Orient personnifié, saluant d’un geste filial cette brave Séquania (Seine) qui, en somme, le nourrit. A leurs côtés, le Canal de la Haute Seine essaye de flirter avec cette gentille Alba (Aube), toute pétrie de douceur. Entre eux, des monstres aquatiques projettent également de l’eau. Espace Argence Désiré Argence, maire de Troyes de 1859 à 1870, a donné son nom à l’Espace Argence, centre de spectacles et de congrès doté d’une salle de 3 000 places et de multiples lieux de réunion. Il occupe en partie la première gare de Troyes, terminus du chemin de fer qui de 1848 à 1857 mène à Montereau (près de Paris) en cinq heures environ : on l’appelle alors « l’Embarcadère ». La création d’une ligne Paris-Mulhouse en 1858 impose la construction, hors du centre-ville, de la gare actuelle. Les beaux bâtiments de briques et de pierres abritent ensuite un lycée jusqu’en 1979. Il n’en reste aujourd’hui que le bloc central et deux pavillons d’entrée. Le pôle culturel Argence comprend également le conservatoire de musique, de danse et de théâtre de Troyes, dédié à Marcel Landowski (1915-1999), célèbre pianiste et compositeur, artisan du renouveau de la vie musicale française. L’architecture résolument contemporaine de ses locaux contraste agréablement avec le reste des bâtiments (entrée rue de la Paix). On y trouve aussi l’Harmonie Municipale.
27 Rue de la République - Les Halles de Troyes
Achevées en 1876, les Halles sont l’œuvre de l’architecte municipal Emile Bailly. Celui-ci s’inspire de celles que Victor Baltard vient de créer à Paris, en associant le fer, la fonte et le verre, pour bâtir l’un des marchés couverts les plus vastes de ce type. La construction est typique du XIXe s. par ses matériaux et ses lignes sobres et élancées : dix-huit poteaux de fonte soutiennent l’immense voûte moulurée, formée d’une triple volée de toits séparés par des baies vitrées. Le soubassement en pierres supporte un petit mur de briques colorées dans lequel s’ouvrent huit grandes portes. La charpente métallique provient des ateliers du Creusot. Une mezzanine est ajoutée à l’ensemble en 1987. A l’occasion de travaux en sous-sol, des fouilles archéologiques effectuées place Saint-Rémy ont permis de retrouver les traces de l’ancien collège de la Licorne, haut lieu de l’enseignement troyen depuis le Moyen Âge qui occupait précédemment l’hôtellerie de la Licorne (entre l’actuelle rue Gambey et le canal). Il est installé en ces lieux en 1617, à l’occasion d’un agrandissement rendu possible lorsque l’humaniste troyen François Pithou, conseiller du Roi, et son frère Pierre, offrent à la ville un ensemble de maisons et leur précieuse bibliothèque. Le collège subsiste sous diverses formes jusqu’en 1854. Ses maisons à pans de bois sont démolies en 1862. La clé de voûte du portail des Pithou est présentée au musée de Vauluisant. Les Halles sont aujourd’hui l’un des rendez-vous quotidiens favoris des Troyens : on peut y découvrir les gourmandises et les produits du terroir de l’Aube (fruits et légumes, andouillette, fromages, champagne...) ou plus exotiques, dans une ambiance chaleureuse, sympathique et particulièrement animée le week-end.
28 Rue Claude Huez
Claude Huez est né à Troyes en 1724 et est élu Maire en 1786. En pleine période révolutionnaire, en 1789, il est accusé à tort d’avoir fait empoisonner des farines utilisées pour nourrir la population. Il fut horriblement massacré le 9 septembre 1789 par la populace dans le Palais Royal, ancien Palais des Comtes de Champagne, puis trainé à travers le centre-ville, devant l’Hôtel Dieu, le long du Rû Cordé jusqu’à la Porte du Béffroi, puis ramené devant l’Hôtel de Ville. Il a été enterré en l’Eglise St Jean. Ce fait divers a marqué fortement l’Histoire Troyenne, d’autant plus que Claude Huez a toujours été reconnu pour sa générosité à l’égard des œuvres de charité et l’amour qu’il portait à la population de sa commune. Dans la cour de l’Hôtel de Ville de Troyes se trouve une statue réalisée en 1935 par le sculpteur Antonin Carlès. Elle représente une femme nue, un compas à la main et symbolise l’Architecture. Claude Huez est né à Troyes en 1724 et est élu Maire en 1786.
29 Rue Aristide Briand - Maison du Tourisme
Depuis le 5 Juillet 2013, l'Office de Tourisme de Troyes est installé à la Maison du Tourisme après plus de 2 ans de travaux.
29 mètres de dénivelé
  • Altitude de départ : 111 m
  • Altitude d'arrivée : 111 m
  • Altitude maximum : 118 m
  • Altitude minimum : 106 m
  • Dénivelé total positif : 29 m
  • Dénivelé total négatif : -29 m
  • Dénivelé positif maximum : 5 m
  • Dénivelé négatif maximum : -7 m
Déposer un avis

Écrivez votre avis sur Parcours Lumières :

  • Horrible
  • Mauvais
  • Moyen
  • Très bien
  • Excellent
Il n'y a pas encore d'avis sur Parcours Lumières, soyez le premier à en laisser un !