Laissez-vous conter la Seconde Guerre mondiale à Troyes

Culturel ,  Historique à Troyes

30.6 km
Pédestre
1h 30min
Facile
30.6 km
Routier
2h 15min
Facile
  • Sur les traces de quatre années d'Occupation...

    Au cours de la Seconde Guerre mondiale, de nombreux bâtiments de Troyes et de son agglomération sont réquisitionnés par les autorités allemandes pour abriter les soldats et l’administration.

    Ce parcours, à travers une proposition non exhaustive de sites témoignant de cette époque, invite le visiteur à découvrir d'autres lieux environnants. Les événements se sont déroulés à Troyes et dans son agglomération.

    Ainsi, ce parcours mémoriel ne pouvait se résumer au seul territoire de la ville de Troyes.
    Temps estimé : 1h30 à Troyes
  • Dénivelé
    113.23 m
  • Documentation
    Les fichiers GPX / KML vous permettent d'exporter le tracé de votre randonnée sur votre GPS (ou autre outil de navigation)
Points d'intérêt
1 Service d'animation du patrimoine - Ville de Troyes
Troyes appartient au réseau national des Villes et Pays d’art et d’histoire. Le ministère de la Culture et de la Communication, direction générale des patrimoines, attribue l’appellation Villes et Pays d’art et d’histoire aux collectivités locales qui animent leur patrimoine. Il garantit la compétence des guides-conférenciers, celle des animateurs de l’architecture et du patrimoine ainsi que la qualité des actions menées. Des vestiges archéologiques à l’architecture contemporaine, les Villes et Pays mettent en scène le patrimoine dans sa diversité. Aujourd’hui, un réseau de 181 Villes et Pays d’art et d’histoire vous offre son savoir-faire sur toute la France. La mission Animation du patrimoine coordonne les initiatives de Troyes, Ville d’art et d’histoire, en collaboration avec la DRAC de Châlons-en-Champagne. Textes : Agathe Guyard, Valérie Magnes, Olivier Cayez, Ville de Troyes - Sébastien Lailler, Grand Troyes Conception : service d’animation du patrimoine, Ville de Troyes Maquette : Isabelle Prunier, Ville de Troyes Photos : Carole Bell, Adrien Clergeot, Ville de Troyes - Daniel Le Nevé, Sébastien Lailler. Avec la participation de Cécile Chapplain, Linda Benoit, Frédérique Lefort, Emmanuel Saint-Mars, Ville de Troyes - Sébastien Touffu, ONAC Aube - Jean-Luc Liez, Grand Troyes.
2 N°45 de la rue Emile-Zola
Réquisitionné par les Allemands le 5 octobre 1940, pour servir de foyer militaire de soldats (Soldatenheim), le bâtiment est aussitôt protégé par des barrières et du camouflage.Une charcuterie et une salle de danse y sont également aménagées. Le 26 août 1944, deuxième jour de la Libération de Troyes, les Américains délogent les Allemands retranchés dans l’établissement, comme en témoignent les traces des impacts de balles encore visibles sur la façade. Poursuivez votre chemin en traversant la rue Raymond Poincaré puis descendez dans la rue Émile-Zola pour entrer dans le jardin de la Place de la Libération face à la Préfecture. Au milieu du bassin, vous remarquez le groupe en marbre Le Rapt, œuvre du sculpteur aubois Auguste Suchetet (1854-1932). Une copie en bronze, autrefois située à cet emplacement, fut fondue par les Allemands en 1942. La statue actuelle y fut installée à la fin de l’année 1949. Contournez le bâtiment de la Préfecture, dirigez-vous vers le quai du Comte Henri puis suivez ce dernier jusqu’au rond-point Wood-et-West. Vous apercevez, sur votre droite, un grand bâtiment en pierre agrémenté de briques, le collège des Jacobins, mis à disposition de la Croix-Rouge Française, au début de la Seconde Guerre mondiale pour servir d’hôpital. © Adrien Clergeot
3 Plaque commémorative du Major Général Wood et du Commandant West
Le 25 août 1944, le Major Général Wood et le Commandant West, officiers de la 4e D.B US, participent à la libération de Troyes. La plaque apposée sur ce rond-point commémore cet événement. Empruntez le boulevard du 14 juillet et suivez-le jusqu’au prochain rond-point, à l’angle de la rue Turenne. © Daniel Le Nevé
4 Collège Beurnonville (58 rue Turenne)
Ancien oratoire, les bâtiments servent de logement aux troupes depuis la fin de la Révolution, notamment à celles du 1er bataillon de chasseurs à pied (BCP) en 1902, alors dirigés par le Colonel Driant (1855-1916). Pendant la Seconde Guerre mondiale, la caserne se transforme en hôpital pour les soldats allemands. Avancez vers la rue Turenne puis tournez à gauche dans la rue du 1er BCP. Suivez celle-ci puis prenez le boulevard Victor-Hugo sur votre droite. Durant la Seconde Guerre mondiale, les grands boulevards de Troyes sont réquisitionnés par les autorités allemandes de manière à circuler plus rapidement en cas d’évacuation. C’est le cas du boulevard Victor-Hugo et du boulevard Léon-Gambetta. Longez le boulevard Victor-Hugo et poursuivez sur le boulevard Carnot © Daniel Le Nevé
5 Hôtel Terminus (22 boulevard Carnot)
L'hôtel Terminus est frappé par un incendie le 15 juin 1940. Presque aussitôt après sa remise en état, il est occupé par la Feldkommandantur allemande qui contrôle alors une grande partie du boulevard. Des explosifs endommagent l'intérieur de l'hôtel lors de la libération de Troyes, le 25 août 1944. Suivez le boulevard Carnot jusqu’à la Place Casimir-Perrier. Vous apercevez une stèle en mémoire du Général de Gaulle située au centre du terre-plein. Longez la place en direction de l’avenue Pasteur (ligne de bus n° 6) puis poursuivez votre chemin jusqu’au lycée Marie de Champagne © Claude Bérisé
6 Lycée Marie de Champagne (12, rue de la Reine Blanche)
Cet établissement, réalisé par les architectes troyens Gaston Viardot (1862-1947) et Léon-Auguste Matrion est, dans un premier temps, un collège de jeunes filles avant de devenir un lycée. Durant la guerre, les soldats allemands l’utilisent comme cantonnement, après avoir exigé que les locaux soient débarrassés du matériel scolaire. Environ cent-cinquante soldats allemands s’y retranchent, lors de la Libération, face à l’avancée des troupes américaines. Les combats entraînent de nombreux dégâts. Revenez sur vos pas, puis suivez la rue du Lieutenant Pierre-Murard. © Carole Bell
7 Ecole Jules Ferry (7 rue du Lieutenant Pierre-Murard)
Occupée dès le 14 juin 1940, cette école devient le plus important camp de réfugiés et centre d’internement de la ville sur les douze nécessaires pour loger les très nombreux réfugiés de l’étranger, de la région parisienne et du Nord-Pas-deCalais, sous le contrôle des autorités allemandes. Des baraquements sont également disposés, à proximité, sur le boulevard Blanqui. A partir de 1943, le camp Jules Ferry se transforme en caserne allemande. Revenez sur vos pas. Empruntez la rue Ambroise-Cottet puis la rue Diderot pour atteindre le boulevard Léon Gambetta. Au niveau de l’école élémentaire Diderot, le 26 août 1944, des tirs de chars américains font exploser un convoi de munitions allemand, ce qui provoque l’incendie de très nombreuses maisons, dont l’atelier du sculpteur-verrier Maurice Marinot (1882-1960), détruisant environ deux mille cinq cent œuvres dont mille sept cent peintures.
8 Nouvelle Stèle à la mémoire des Patriotes et Résistants internés, déportés et exécutés par la répression nazie entre 1940 et 1944
Les immeubles du boulevard Léon Gambetta sont réquisitionnés par les services de la répression nazie (Gestapo, Feldgendarmerie…), de même que la prison Hennequin située de l’autre côté du Canal de la Haute-Seine. La stèle inaugurée en mai 2015 nous invite à nous souvenir de ces événements. Contournez le théâtre de la Madeleine puis tournez à gauche dans la rue Jules-Lebocey
9 N°43 de la rue Jules Lebocey
Cet immeuble abrite, en 1944, le lieutenant-colonel Jean Hoppenot. Né à Troyes le 4 février 1895, ce chef d’entreprise devient le 1er chef de l’Armée Secrète du département. Arrêté à son domicile par la Gestapo le 4 février 1944, il meurt au camp d’extermination de Flossemburg le 15 novembre 1944. A la demande des Anciens du 37e régiment d’Artillerie Divisionnaire, deux inaugurations sont organisées le 8 mai 1993 : apposition d’une plaque au n° 43 de la rue Jules Lebocey et inauguration du complexe sportif évolutif couvert « cosec Hoppenot » situé dans le quartier Songis. Suivez la rue Jules-Lebocey jusqu’à la place Jean-Moulin. A Troyes, le parcours s’achève devant le monument aux Martyrs de la Résistance. © Adrien Clergeot © Ville de Troyes
10 Monument aux Martyrs de la Résistance
Inauguré le 13 novembre 1955, ce monument est l’œuvre de deux artistes : Jean-Charles Lallement (1914-1970), sculpteur Grand Prix de Rome en 1942, et Jean Veyssière (1925-1961), architecte. Il est composé d'un mur de 15 mètres et de deux statues monumentales. L’homme debout symbolise les survivants tandis que le gisant représente les martyrs. L’hommage aux victimes reste anonyme par décision du comité en charge de l’édification du monument. Seule l’inscription Médite et souviens-toi apparaît. Le 11 juin 1990, à l’occasion du cinquantenaire de l’Appel du 18 juin 1940, une reproduction du texte lu à l’époque par le Général de Gaulle est installée à droite du monument. Découvrez également la plaque en hommage à Pierre Brossolette, héros et martyr de la Résistance, inaugurée en juin 2015. Le parcours continue désormais dans les communes du Grand Troyes (parcours routier) © Carole Bell
11 Stèle à la mémoire de onze militaires tués le 15 juin 1940 (Saint-Parres-aux-Tertres, avenue du Lieutenant-Michel-Taittinger, ligne de bus n° 7)
Située à proximité du pont sur la Seine, la stèle, inaugurée en juin 1976, rend hommage à onze soldats morts au combat le samedi 15 juin 1940. Ces militaires, issus du 66e Régiment d’artillerie et d’une section du 4e Marocain, étaient placés sous le commandement du jeune sous-lieutenant Michel Taittinger et chargés de tenir cette position stratégique. Face à un ennemi supérieur en nombre, ces quelques hommes vont d’abord faire front avant de donner l’assaut dans un élan mêlé d’héroïsme et de désespoir. © Sébastien Lailler
12 Mémorial de Buchères (Buchères, avenue des Martyrs-du- 24-Août-1944, ligne de bus n° 2)
Depuis 1947, le Mémorial de Buchères, également appelé Lanterne des Morts, commémore le massacre dont ont été victimes les habitants de cette commune, le 24 août 1944. La veille du drame, une quarantaine de membres des forces françaises de l'intérieur (FFI) prend position dans le village. Avec le soutien de volontaires, ils abattent plusieurs arbres, de façon à monter un barrage et rendre impossible le passage d’un convoi. Au petit matin, précédé par un side-car, un camion allemand se présente sur la route nationale et essuie le feu des FFI. Une unité SS (Schutzstaffel) entreprend alors, en représailles, le massacre systématique des villageois, tuant hommes, femmes et enfants, semant la désolation pour faire naître l’effroi. Le village est en grande partie détruit par les flammes et soixante-sept personnes sont tuées. Leurs noms sont aujourd’hui gravés sur le monument. © Sébastien Lailler
13 Monument à la mémoire de sept personnes fusillées par les nazis le 25 août 1944 (La Rivière-de-Corps, avenue du Général-Leclerc, ligne de bus n° 1)
Au moment de la libération de Troyes, l’ennemi, abandonnant ses positions, procède à des exécutions dont sont principalement victimes les civils. Parmi ces martyrs, six hommes et une femme sont abattus dans un pré à l’entrée de La Rivière-deCorps. Originaires d’Estissac, de Fontvannes, de Savières et de LaChapelle-Saint-Luc, ils avaient été capturés la veille par les derniers soldats allemands restés sur place. © Sébastien Lailler
113 mètres de dénivelé
  • Altitude de départ : 110 m
  • Altitude d'arrivée : 110 m
  • Altitude maximum : 126 m
  • Altitude minimum : 102 m
  • Dénivelé total positif : 113 m
  • Dénivelé total négatif : -113 m
  • Dénivelé positif maximum : 12 m
  • Dénivelé négatif maximum : -15 m
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