Nichée au pied des collines boisées du Pays d’Othe, à la confluence de 3 rivières, la commune d’Estissac est située sur la départementale 660 (reprenant en grande partie la voie romaine Troyes – Orléans), à 22.5 km au Sud-Ouest de Troyes. Elle est longée par l’autoroute A5, et accessible par les sorties 19 & 20.

Cette commune verdoyante, comportant quelques commerces,  gites  & écoles maternelles & primaires, labellisée Villes & villages fleuris  s’est vu attribuer une fleur.
Ce pays de craie, d’argile, de silex, de bois, de fer et d’eau, occupé depuis les temps du néolithique a connu : carrières de craie,  production de briques, forges et moulins  à grains, à papier, puis à production électrique.

Histoire de la commune :

C’est aux portes du village que Aetius livra le premier jour de bataille contre Attila en 451 .
Autrefois dénommé « saint-Liébaut », le village, fondé aux environs de l’an mille, prenait de l’importance par l’acquisition de Jacques Vigner, des terres de  la seigneurie, qui érigeait un château de style Louis XVIII (*) à l’emplacement de la maison forte détruite sur ordre de Richelieu, au cœur du village.Il fut l’une des plus riches résidences de la Champagne méridionale, où séjourna Louis XIV le 4 février 1668.

(*) Mal entretenu par son dernier propriétaire, il fut démoli en 1795, les matériaux de récupération servant à la construction de maisons rue Gambetta et Costel-Laurent

Mal géré, le domaine est racheté par le chancelier Séguier, et devient le  siège de  toutes les justices, au dépend  de la châtellenie de Villemaur sur Vanne, dont il dépendait.

Août 1758 : Louis Armand  François de la Rochefoucauld  obtient de Louis XV l’érection de la baronnie de Villemaur en duché pairie-hériditaire sous le nom de « duché d’Estissac », en souvenir d’une terre qu’il possède en Périgord, les habitants conservant le nom de liébautains & liébautaines.

 


A voir

  • Le lavoir en briques « à cage ouverte » présentant un pignon « aux allures de chevet d’église » côté rue.
  • Le moulin d’Eguebaude et sa pisciculture.
  • Au cimetière communal la tombe du général baron d’empire Pailhès.
  • Rue de la Rochefoucauld : la maison de la recette, vestige de la propriété seigneuriale où le régisseur percevait les droits du duché (le duc de Coislin y reçu un hôte de marque : Ladislaw Leszcynski, beau-père de louis XV,
  • Les grilles monumentales de la place Caroline, prénom de l’épouse du donateur Jean Hector, qui légua tous ses biens à la commune, en spécifiant notamment l’achat d’un terrain pour établir un marché à bestiaux,
  • La salle polyvalente, de 1976, rappelant les toits de style champenois, dit en basse goutte,
  • Le monument aux morts surmonté d’un poilu en fonte partant au front,
  • L’église du XVIIIe s. (chapelle du XIIème , agrandie au XVème siècles , nouvelle extension & édification de la tour en 1748), Portail néoclassique, 12 chefs d’œuvres classées monuments historiques, dont « la dormition de la vierge » (présentée à l’exposition «  le beau XVIème dans l’église Saint-Jean au marché de Troyes  en 2009,
  • Les anciens bâtiments de l’usine de bonneterie Bruley,
  • la rue Sadi Carnot, représentative d’une rue bonnetière au XIXème siècle,
  • La place requalifiée de l’hôtel de Ville, construit en 1885, chainage de briques & de calcaire, mis en lumière en avril 2017,
  • La halle du XVIIe s., chef d’œuvre de charpente, abritant le marché aux grains, puis un four banal qui accueille désormais le marché dominical,
  • La villa « art déco » rue Costel Laurent,
  • Visibles de la rue, les nombreux lavoirs de particuliers sur les rivière Ancre & Bétrot. Comme la Vanne, ces cours d’eau de première catégorie prennent leur source en Pays d’Othe.

Suggestions de promenades autour d’Estissac : autos, vélos, VTT, pédestres, équestres,

Les circuits des lavoirs, des églises, des mairies,

Les circuits balisés de  randonnées.

Site : les portes du Pays d'Othe