Commune de 73ha, comptant 3187 habitants, les « Noyats », elle est située entre la Chapelle-Saint-Luc, Sainte-Savine et Troyes dont elle est à 3km du centre-ville. Elle est reliée à ces communes par de grands axes, mais sur certains des pistes cyclables sont aménagées pour les vélos.

C’est dans les années 1970 que la commune des Noës passe d’un statut rural à celui de commune urbaine. Animant une vie associative intense et en œuvrant pour une qualité de vie fortement appréciée des habitants la plus petite commune du département de l’Aube a su en faire un atout. Les 3 fleurs que lui a décerné le label villes et villages fleuris participent à encourager le lien social et le cadre de vie agréable des Noës.

Le hameau des Noës nait en 1162 et trouve son origine dans le mot « noue » désignant des terres grasses et humides. La rue des noues, ancienne voie gallo-romaine en provenance de Paris et Montereau aboutissait aux Noës.


L’église dédiée à la Nativité de la Vierge est datée du 1er quart du XVIe siècle et classée monument historique en 1907. C’est une église-halle c’est-à-dire que les vaisseaux sont approximativement tous de la même largeur et que le plafond est de la même hauteur dans l’ensemble de l’église. De plan rectangulaire seule l’abside est alors en saillie. Cette spécialité de la région ne se retrouve que dans une vingtaine d’église du département de l’Aube. Cette spécificité implique que les fenêtres ne sont pas hautes, néanmoins les verrières peuvent être de grande facture comme ici : les vitraux datés pour l’essentiel de 1510 à 1530 puis pour certains du dernier quart du XVIIe siècle, sont classés monuments historiques depuis 1894. L’iconographie alterne entre des sujets traditionnels comme la Vie du Christ, de la Vierge, des Saints, et des thèmes plus rares comme l’illustration du vice par un panneau représentant des joueurs de cartes (Baie 0). Son portail date du dernier quart du XVIIe siècle et porte les marques de ce que l’on nomme aisément le classicisme, désignant les influences de l’antiquité gréco-romaine. Dans ce cas les mascarons (ici visages sculptés à différents endroit du portail), les colonnes cannelées, les différents détails et niveaux de l’entablement participent à l’imaginaire antique de ce portail du XVIIe.

En face de celui-ci, sur la place Jules Ferry, les Noës dressent un obélisque sur un socle, portant la palme de la victoire, la croix de guerre et l’écusson tricolore, et commémorent les « morts glorieux » des Noës. 

Site internet de la commune