LETTRES
 
 

 
















 


Chrestien de Troyes (XIIe siècle, vers 1135-1183)
On connaît peu de chose sur la vie du plus grand auteur français de la période médiévale. Il fréquente la cour de Marie de Champagne dans les années 1170. Très cultivé, il est l’auteur de cinq romans en vers sur le roi Arthur et les « chevaliers de la Table Ronde » et il donne une dimension « chrétienne » au mythe celtique et aux légendes arthuriennes, où s’entremêlent amour courtois et vertus chevaleresques.
Ses œuvres : Erec et Enide, Cligès, Lancelot ou le chevalier à la charrette, Yvain ou le chevalier au lion, Perceval le Gallois ou le conte du Graal.

Geoffroy de Villehardouin (1167-1218)
Il participa à la IVème croisade (1202-1204) et est l’auteur de la fameuse chronique "Histoire de la conquête de Constantinople", première prose écrite en langue française


Thibaut IV "le chansonnier", comte de champagne (1201-1253)
Devenu Roi de Navarre en 1234, il part pour la Terre Sainte en 1239, et il obtient la restitution de Jérusalem aux chrétiens.
A l’origine de la création de la devise des Comtes de Champagne « Passavant le meillor », il est connu pour ses amours malheureuses avec la Reine Blanche de Castille, mais aussi pour ses chansons d’amour qui s’inspirent des grands thèmes de la poésie courtoise.

Jean Passerat (1534-1602)
Professeur d’humanités au Collège de France, il enseigne au Collège Royal à partir de 1572. Il fut, avec les Frères Pithou, troyens jurisconsultes et lettrés, l'un des auteurs de la "Satire Ménippée", pamphlet sur les Etats Généraux de 1593 à propos des luttes religieuses, contre la Ligue et ses excès, et favorable à la royauté légitime d’Henri IV.

Pierre de Larivey (1541-1619)
Pierre de Larivey, dont le père était un émigré
italien, a traduit et adapté des comédies italiennes, aux accents très «rabelaisiens» (Les Esprits, Le Morfondu - 1579, Les Tromperies - 1611). Il se tourne vers la religion à partir de 1585.

Pierre-Jean Grosley (1718-1785)
Pierre-Jean Grosley, membre de l’Académie Royale des Inscriptions et Belles Lettres et chronique ironique, est étiqueté « savant et spirituel troyen » par Voltaire lui-même.

Achille-Cléophas Flaubert (1784-1846)
Le père de Gustave Flaubert a grandi à Nogent-sur-Seine (Aube) avant de partir exercer la chirurgie à l'Hôtel Dieu de Rouen. Nogent va donc servir de cadre au troisième roman de Gustave Flaubert "L'Éducation Sentimentale", paru en 1869.
C'est son œuvre la plus intime puisqu'elle est fondée sur certains éléments autobiographiques. Le roman débute par un voyage à Nogent, le 15 septembre 1840 et s'y termine, en mars 1867, avec un incessant va-et-vient entre Paris et Nogent, le lien étant assuré par la Seine.

Gaston Bachelard (1884-1962)
Philosophe, poète et scientifique, il est né à Bar sur Aube et restera toute sa vie un homme simple, amoureux de sa terre natale, malgré l’accumulation de titres et de charges : licencié en mathématiques, professeur de physique-chimie, docteur en philosophie, professeur d’histoire et de philosophie des sciences à la Sorbonne, il est aussi poète. « La curiosité dynamise l’esprit humain ». Il est l'auteur d'une impressionnante somme de réflexions liées à la connaissance et à la recherche. Chaque ligne de son œuvre est une citation potentielle et une porte ouverte vers le savoir. Parmi ses œuvres les plus célèbres : le nouvel esprit scientifique (1934), la psychanalyse du feu (1938), l’eau et les rêves (1942), l’air et les songes (1943)


ARTS
 


François Gentil (début XVIe-1582)
Un des plus grands sculpteurs de son époque, son nom apparaît dans les registres des Eglises dès 1541 (il réalise deux statues pour l'Eglise St Jean de Troyes) puis en 1547 à la Cathédrale, en 1548 à Saint Jean de nouveau, en 1550 et 1553 à Saint Nicolas. Il participe également, sous la direction de Dominique Le Florentin, aux préparatifs des entrées royales dans la ville de Henri II en 1548 et de Charles IX en 1563. On prête à cet artiste local une vie dissolue ; "il aurait vécu comme un ouvrier libertin, qui ne travaille que pour boire et s'enivrer". Il vécut à Troyes, rue Notre Dame (actuelle rue Urbain IV), face à Saint Urbain. Il a laissé aux églises de la ville des œuvres uniques, en particulier à Saint Nicolas, Saint Pantaléon et Sainte Madeleine.


Dominique Del Barbier, dit Le Florentin (1501-1572)
Né à Florence en 1501(06?), élève du Primatice, il suit ce dernier à Fontainebleau, où il participe pour François Ier à la décoration du Château ; il œuvre en qualité de sculpteur, graveur, peintre, architecte et mosaïste. A la mort de François Ier en 1547, il vient s'établir à Troyes, où il va participer intensément à la décoration des nouveaux édifices que l'incendie de 1524 a fait apparaître. En 1548, il est chargé d'organiser les préparatifs de la visite d'Henri II et Catherine de Medicis, puis en 1563 ceux de la visite de Charles IX. Il travaille alors avec François Gentil. En 1549, la ville de Troyes lui passe commande du jubé de la Collégiale Saint Etienne. Outre ses participations à l'architecture de la ville, Dominique Le Florentin a laissé à Troyes de nombreux témoignages de sa maîtrise de la sculpture, dont on retrouve des exemples à Saint Nicolas, ou à Saint Pantaléon.

Linard Gontier (1566-1641)
Maître-verrier, spécialiste de la grisaille et des miniatures sur verre,  de nombreuses églises à Troyes témoignent aujourd'hui de l'excellence de l’art de celui qui devint rapidement le chef de file d'un atelier prospère et réputé au XVIIè siècle. Il réalisa de nombreuses verrières pour l'église Saint Martin ès Vignes, qu'il vit se construire, ainsi que pour la Cathédrale, avec le vitrail de l'Immaculée Conception (réalisé à l'origine pour l'église Saint Etienne, aujourd'hui disparue) et celui du Pressoir Mystique et ses douze apôtres, bel exemple de la technique du verre émaillé.
Tout l'art du maître verrier s'exprime dans une série de vitraux "civils", réalisés pour les fenêtres de l'Hôtel de l'Arquebuse, rue de la Planche Clément ; ces pièces aujourd'hui conservées à la Médiathèque de Troyes, datent de 1621 et commémorent la visite qu'Henri IV fit à la ville en mai 1595. Il n'y resta qu'un jour, mais à en croire les scènes peintes par Linard Gonthier, les festivités furent à la hauteur de leur royal personnage. Le roi parcourut la ville à cheval, sous un dais "en velours violet semé de fleurs de lis d'or à fonds satin violet aussy semé de fleurs de lis avec quatre armoyryes de Roy et huict H à cousture".

Nicolas Mignard (1606-1668)
Peintre et graveur français, frère de Pierre Mignard, il fut appelé par Louis XIV pour ses talents d'architecte et fut notamment chargé de décorer les appartements du rez-de-chaussée des tuileries à Paris. Il était aussi spécialiste de gravure à l'eau-forte (estampe obtenue grâce au passage sur une planche de cuivre d’acide nitrique mélangé d’eau).

 


Pierre Mignard (1612-1695)

Frère de Nicolas, rendu célèbre par son portrait de Louis XIV pour l'Infante d'Espagne, il fut promu peintre du Roi, et Directeur des Gobelins, et est renommé pour ses portraits. Rappelé en 1657 à la cour de France après un long séjour en Italie où il s'imprègne de la manière des baroques italiens, il revient auréolé de gloire. Hostile aux visées de Le Brun, il refuse de devenir membre de l'Académie, ce qui lui vaudra d'être écarté des commandes officielles. Anne d'Autriche lui commande néanmoins la décoration du dôme du Val-de-Grâce, son œuvre majeure. Portraitiste d'écrivains et de femmes, il peint les portraits de Molière, de Bossuet, de Mme de Montespan, de Mlle de la Vallière, de Mme de Sévigné et pas moins de 10 portraits de Louis XIV. En 1690, à la mort de Le Brun, il est nommé premier peintre et directeur de l'Académie.

 

François Girardon (1628-1715)
Girardon est l'un des maîtres de la statuaire décorative et monumentale. Formé à Rome, reçu académicien en 1657, il devient le principal collaborateur du peintre Le Brun et le sculpteur officiel de Louis XIV. Il travaille avec André Le Nôtre pour la construction du château de Vaux-le-Vicomte. Puis il participe au décor de la galerie d'Apollon au Louvre et réalise d'importantes œuvres pour les jardins de Versailles dont Apollon servi par les nymphes, la statue de l’hiver, le bas-relief Le bain des nymphes, L'enlèvement de Proserpine. On lui doit, notamment, le Tombeau de Richelieu, à la Sorbonne, et la statue équestre de Louis XIV érigée sur la place Louis-le-Grand (aujourd'hui place Vendôme) mais détruite durant la Révolution française et dont un modèle réduit se trouve au Musée du Louvre.


Auguste Renoir (1841-1919)

Ce grand peintre, dont le frère Jean Renoir est un célèbre cinéaste, achète en 1895 une maison à Essoyes, petit village aubois de son épouse, Aline Charigot où il passera l’été en famille pendant plus de 20 ans. Le marchand d’art Ambroise Vollard se souvient dans ses écrits de cette « vieille maison de paysan, aux murs épais, entourée d’un jardin planté d’arbres fruitiers ». Il est enterré dans le cimetière du village. « Les laveuses », « Madame Renoir au jardin », « La Marchande de pommes »…sont des tableaux peints à Essoyes.

Maurice Marinot (1882-1960)
Peintre dont le talent va s'affirmer dans le travail du verre qu'il va jusqu'à souffler lui-même, il fréquente l’école des Beaux-arts à Paris de 1901 à 1905. Il est considéré comme appartenant au courant des peintres « fauves », même si les couleurs qu’il utilise sont plus claires.
Belles collections de verreries et de peintures au Musée d'Art Moderne de Troyes.



Alfred Boucher  sculpteur-humaniste (1850-1934)
Né près de Nogent-sur-Seine, son groupe sculpté "Au but", récompensé par une médaille de 1ère classe au Salon de 1886 est l'une de ses œuvres les plus connues. Un grand exemplaire en bronze orna, jusqu'à la dernière guerre, les jardins du Palais du Luxembourg. Sculpture décorative, naturaliste, allégorique, commémorative, Boucher aborde des genres très divers. Il fut également un philanthrope généreux en créant à Paris en 1902 l’atelier "La Ruche" pour aider les jeunes artistes démunis. Il partagea alors sa vie entre son atelier parisien et celui d'Aix-les-Bains où il séjournait depuis 1889. En reconnaissance de l'aide qu'il avait reçue de la municipalité de Nogent-sur-Seine, il créa le musée municipal en y déposant une partie de ses collections.

Alfred Boucher et Camille Claudel (1864-1943)
Contemporain de Rodin, il rencontre la jeune Camille Claudel à Nogent sur Seine - où elle vit avec sa famille entre 1876 et 1879 ; il fut son premier maître et lui donne des cours jusqu’en 1883. Deux sculptures témoignent de cette rencontre : « Camille Claudel lisant », par Boucher (1876- ou 77), et un buste du maître par son élève.


Histoire. Religion
 

 

 

 

 

 

 

 

 




 

 

 

 


 








 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 




 

 




 
Saint Loup (395-479?)
Issu d’une famille de l’aristocratie gallo-romaine de l’est de la France, Loup devenu évêque, aurait eu pour mission en 429, d’accompagner l’évêque d’Auxerre en Grande-Bretagne pour y combattre l’hérésie, tâche qu’il aurait remplie avec succès grâce à sa remarquable éloquence. Mais son grand succès reste sa victoire sur le redoutable chef des Huns, Attila, qu’il convainquit d’épargner Troyes, en acceptant lui-même d’accompagner le chef des barbares jusqu’au rives du Rhin. Il serait mort en personnalité vénérée au terme d’un épiscopat de 52 ans.

Hastings, pirate normand…troyen (IXe siècle)
Hastings est né dans une humble famille de paysans du diocèse de Troyes. Devenu adulte, il quitte ses racines et devient mercenaire à la solde des Normands. Il ne tarde pas à devenir tristement célèbre, à tel point que dans les années 880, le roi Charles III le Gros lui propose le Comté de Blois en échange d’une trêve. Le larron n’en profite pas longtemps : quelques années plus tard, il revend ses terres afin d’être à nouveau libre de parcourir le vaste monde.

RACHI (1040-1105 )
SALOMON BEN YITSHAK, plus connu sous l'acronyme de RACHI, est né à Troyes en 1040. Son acronyme est formé à partir des initiales des mots RAbbénou CHlomo fils d’Isaac.
Rachi passe ses jeunes années à Troyes, avant de partir pour la Rhénanie durant une dizaine d’années. Là, il fréquente les écoles talmudiques de Mayence puis de Worms.
De retour dans sa ville natale, Rachi fonde sa propre école talmudique à l’âge de vingt cinq ans.
Rachi meurt à Troyes le 13 juillet 1105, à l’âge de soixante – cinq ans.
Rachi continue d’être, encore aujourd’hui, le commentateur de référence de la Torah. Ses œuvres se sont diffusées dès la génération de ses disciples et sont reconnues pour leurs qualités pédagogiques, aussi bien dans les communautés juives que chrétiennes. Son œuvre témoigne également de la vie médiévale, des mœurs et coutumes de l’époque.
En savoir plus…

Hugues de Payns, fondateur de l’ordre des Templiers (1070-1136)
Originaire d’un petit village à côté de Troyes, il participe à la première croisade en 1095. Il part définitivement pour le Terre Sainte en 1114, où il fonde avec sept autres compagnons l’ordre des Pauvres chevaliers du Christ destiné à protéger les pèlerins. Le 13 janvier 1128, le Concile de Troyes, réuni à la Cathédrale de Troyes sous la houlette de Bernard de Clairvaux, entérine l’Ordre des Templiers. Le culte de l’Ordre aurait perduré jusqu’au XIIIe siècle.
En savoir plus…

Bernard de Clairvaux (1090-1153)
En 1112, il entre à l'abbaye de Cîteaux, fondée par Robert de Molesme. Son abbé, Étienne Harding l’envoie en 1115 à la tête d'un groupe de moines pour fonder une nouvelle maison cistercienne dans la vallée de Langres. Appelée « claire vallée », elle devient ensuite « Clairvaux » dans l’Aube. Bernard est élu abbé de cette nouvelle abbaye, dont les débuts sont difficiles car la discipline imposée est très dure. En 1128, il fait approuver l’Ordre des Templiers lors d’un concile à la cathédrale de Troyes. Saint Bernard fonde 72 monastères, répandus dans toute l'Europe : 35 en France, 14 en Espagne, 10 en Angleterre et en Irlande, 6 en Flandre, 4 en Italie, 4 au Danemark, 2 en Suède, 1 en Hongrie.
En 1151, deux ans avant sa mort, il y a 500 abbayes cisterciennes et Clairvaux compte 700 moines.

Héloïse (1101-1164) et Abélard (1079-1142)
Abélard, 40 ans, enseignant philosophe à Paris, se voit confier par le Chanoine Fulbert, oncle d'Héloïse, l'éducation de la jeune fille âgée de 18 ans. Brillant séducteur, il gagne les faveurs de son élève. Un enfant nait de leur union. Malgré un mariage secret, ils vivent bientôt les affres de la séparation car leur union attise la colère de l'Oncle Fulbert, qui se venge en faisant émasculer le joli coeur. Ce terrible châtiment met fin à leur vie commune et les sépare sans que s'éteigne, surtout chez Héloïse, le feu de leur amour. Abélard, chassé de Paris, mène une vie errante qui l'amène en Champagne. Soumis aux cinglantes imprécations de St Bernard, il vit en ermite dans une vallée sauvage. C'est là, près de Nogent-sur-Seine, qu'il fonde l'Abbaye du Paraclet faisant d'Héloïse la 1ère abbesse. Elle le restera pendant 33 ans, jusqu'à sa mort en 1164. Son corps fut transporté au Paraclet pour rejoindre celui d’Abélard 22 ans après lui. Au gré des constructions, leurs dépouilles passeront de la Crypte, au choeur de l'église, puis depuis 1877, au cimetière du Pére Lachaise à Paris.

Le Pape Urbain IV (1185-1264)
De son vrai nom, Jacques Pantaléon, Il est le fils d’un savetier troyen, dont l’échoppe aurait été située à l’emplacement actuel de la Basilique qu’il fit ériger en sa mémoire et qui porte son nom, place Vernier à Troyes.
Elu pape le 29 août 1261 à l’âge de 76 ans, il est le premier pape français depuis Sylvestre II (le savant Gerbert) et Urbain II.
En 1264, année de sa mort, il instaure la Fête de l'Eglise universelle qui deviendra la Fête-Dieu (qui se fête 60 jours après Pâques). Cette fête avait déjà été célébrée à Liège (Belgique) sous le nom de « Saint-Sacrement » en 1246.
Ses restes furent ramenés d’Italie (Pérouse) en 1935 dans l’église, et c’est en 1964 que le pape Paul VI l’éleva en basilique mineure, c’est-à-dire en église pontificale, comme Lisieux, Lourdes, Saint-Denis, le Sacré-Cœur de Paris, etc.
En savoir plus…

Jean de Joinville (1224-1317)
Noble champenois et biographe du roi Saint Louis. Sénéchal de Champagne, homme très pieux, en 1241, il accompagne son seigneur, Thibaud IV de Champagne, à la cour du roi de France, Louis IX (futur saint Louis). En 1244, lorsque celui-ci organisa la septième croisade, Joinville décide de se joindre aux chevaliers chrétiens, se met au service du roi et devient son conseiller et son confident.  Il mourut à l’âge vénérable de 93 ans !

Marguerite Bourgeoys (1620-1700)
Elle entre dans les ordres à 18 ans, puis part en 1653 en Nouvelle-France (Canada) où elle va fonder en 1658 la Congrégation de Notre-Dame, première école pour les jeunes filles à Ville-Marie (devenue Montréal). Elle fut canonisée Sainte par le Pape Jean-Paul II en 1982, et fut contemporaine du Sieur Chomedey de Maisonneuve qui fonda Ville-Marie.
Le musée « centre culturel Marguerite Bourgeoys » situé rue Clémenceau à Troyes retrace sa vie et son œuvre.
En savoir plus…

Léonie Aviat (1844 -1914)
Léonie Aviat ou sœur Léonie Françoise De Sales Aviat est la fondatrice de la congrégation des Oblates de Saint-François de Sales, avec le Père Louis Brisson. Elle fait ses études à la Visitation de Troyes. Formée à l’école de saint François de Sales, en 1868, la jeune fondatrice de la congrégation de spiritualité salésienne devient religieuse et reçoit le nom de sœur Françoise de Sales. Elle meurt à Pérouse en Italie (comme le pape troyen Urbain IV), le 10 janvier 1914. Béatifiée en 1992, le pape Jean-Paul II la canonise le 25 novembre 2001.

Politique. Sciences. Armée

Paul Chomedey, sieur de Maisonneuve (1612-1676)
Officier français, né dans un petit village près de Troyes, on lui doit la fondation de la ville de Montréal.
Il a combattu dans des guerres européennes avant d'être envoyé par la Société Notre-Dame de Montréal pour prendre possession de leur concession dans le Nouveau Monde (l'Amérique). Choisi pour fonder une colonie sur l'Île de Montréal, il arriva en Nouvelle-France en 1641. En 1642, il travaillera à la construction de la fortification et de divers édifices de Ville-Marie, dont le premier puits de la ville en 1658. Il planta une croix au sommet du Mont Royal en 1643.

Georges Jacques Danton (1759-1794)
Issu d’une famille bourgeoise modeste du nord de l’Aube, il fait ses études de droit, épouse la fille d’un riche cafetier, et devient un avocat habile. Au moment de la Révolution française, il fonde le club révolutionnaire des Cordeliers.
Malgré sa laideur, bien que brutal, effronté et de mœurs cyniques, Danton peut se targuer d’avoir du charisme et une certaine bienveillance, qui le rendent sympathique. Le 2 septembre 1792, jour du début des massacres, il prononça un discours devant l'Assemblée législative se terminant par cette formule restée dans les mémoires : « de l'audace, encore de l'audace, toujours de l'audace ». Ses activités un peu troubles et surtout son enrichissement douteux le font soupçonner de trahison par Robespierre. Il sera arrêté puis guillotiné en 1794. Ses dernières paroles au bourreau « n’oublie pas surtout de montrer ma tête au peuple, elle en vaut la peine ».

Edouard Herriot (1872-1957)
Ecrivain, et homme politique né à Troyes, il fut élu Maire de Lyon, puis nommé Président du Conseil. Figure emblématique de la III° République et du parti radical-socialiste, il fut élu à l’Académie française le 5 décembre 1946 Démocratie parlementaire, liberté de la presse et de réunion, liberté syndicale, libéralisme économique, liberté de pensée et laïcité, sont autant de crédos qu’il défendit toute sa vie. Dans son « Bloc-notes », François Mauriac fait de lui le portrait suivant : « En vérité, Édouard Herriot était un gros homme charmant. Son charme naissait de ce contraste entre la culture, tous les dons d’une intelligence royale et la ruse, disons la finesse, politicienne ».
Une plaque signale sa maison natale située place Jean Jaurès à Troyes.

Emile Coué (1857-1926)
Psychothérapeute et pharmacien, il exerce à Troyes pendant quelques années avant de partir pour Nancy. Doué d’un sens remarquable du contact, le jeune apothicaire sait rassurer ses clients en joignant aux remèdes qu’il leur vend des paroles encourageantes. Et les malades qu’il persuade aisément, en sachant trouver les mots justes, de l’efficacité des traitements, s’en trouvent mieux. Progressivement il découvre ce que l’on nommera l’effet placébo. « Vous allez voir, ceci vous fera beaucoup de bien… Et ce n’est qu’un début ! » a-t-il coutume de dire. Les témoignages de reconnaissance affluent bientôt. Son optimisme et son enthousiasme communicatif font merveille.
 Auteur de la fameuse « méthode Coué», il connut de son vivant une notoriété internationale mais son œuvre et ses recherches tombèrent presque dans l'oubli quelques années après sa mort car on lui reprochait l'aspect sommaire de sa théorie, qui se fonde sur une idée toute simple : notre inconscient détermine notre état physique et mental, et nous pouvons agir sur lui par le biais de l'imagination.

Charles Baltet (1830-1908)
Cet horticulteur-pépiniériste est célèbre dans le monde entier. Il a créé plus d’une centaine de variétés de fruits (pommes, poires), et amélioré la culture de la vigne. Son art de la greffe fait encore autorité chez les arboriculteurs. Quelques ceps de vigne ayant été emportés en cadeau par un groupe d’étudiants japonais dont il avait la charge, on trouve désormais ses vignes au pied du mont Fuji Yama. Certaines ont été baptisées « Baltaï » en son honneur.
Aujourd'hui ses arrières petits fils, Henri et Eric Dumont, témoins de la treizième génération de pépiniéristes dans cette famille, perpétuent ce savoir-faire ancestral à Troyes.

Albert Caquot (1881-1976)
Savant et ingénieur, son génie mécanicien et visionnaire s’appliqua aussi bien à la construction aéronautique naissante qu’à la réalisation d’ouvrages en béton armé, avec plus de 300 ponts et barrages dont plusieurs furent des records du monde. De 1905 à 1912, il est Ingénieur des Ponts et Chaussées à Troyes. Lors des grandes inondations de la ville en 1910, il prend des mesures immédiates de grande ampleur qui sauveront des vies. Il élabore une méthode de prévision des crues dans la haute vallée de la Seine et fait réaliser des aménagements importants en matière d’égouts pour protéger la ville. (En 2004, le collecteur principal situé sous le Boulevard du 14 juillet est réhabilité ; aucune intervention majeure n’avait été réalisée depuis sa création...). Le profil ovoïde du collecteur proposé par Caquot sera maintenu et la résistance sera assurée par la mise en place d’une coque à l’intérieur de l’ovoïde existant, par une technique appelée « sans tranchée ». Il réalise également en 1931 la structure interne en béton armé de la statue du Christ rédempteur sur le Corcovado (718 m d’altitude), à Rio-de-Janeiro, Brésil (30m de haut, distance entre les extrémités des mains 28m, poids total 1145 tonnes), et participe à la construction de la plus grande usine marémotrice du monde (la Rance en Bretagne).



Editions l'Est Eclair - Une sélection de personnages célèbres qui ont fait l'histoire de l'Aube...

"Un homme un lieu"

ACHETEZ EN LIGNE